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La dynastie carolingienne (avec notes sur les reines et impératrices)

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Même si c'est Charlemagne qui est le plus connu des souverains carolingiens pour ce qui est de la Renaissance carolingienne, ses prédécesseurs, comme Charles Martel, en ont posé les bases matérielles en développant l'emprise des Francs en Europe, et ses successeurs ont continué son oeuvre. Jusqu'au partage de Verdun, en 843, la lignée carolingienne est essentiellement directe, mais se partage ensuite en les Carolingiens des différentes branches

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Les fondateurs (vers 615-vers 662)
Les Carolingiens (vers 687-840)
Le traité de Verdun (843)
Carolingiens de Francie Occidentale (843-987)
Carolingiens de Lotharingie (843-863)
Carolingiens de Francie Orientale (843-911) et souverains allemands (911-1002)
Notes sur l'Aquitaine, Italie, etc.

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Les disputes entre les premiers fils de Louis le Pieux et Charles le Chauve, le fils de Judith, reprennent immédiatement à la mort de l'Empereur. Charles le Chauve, uni à Louis le Germanique s'affronte à Lothaire, qui entend revendiquer l'Empire, allié à son neveu Pépin II d'Aquitaine. Ils remportent la bataille de Fontenoy-en-Puisaye en juin 841 et, par le Serment de Strasbourg, le 14 février 842, ils renforcent leur alliance, ce qui amène Lothaire à demander la paix. Cette paix se traduit par le traité de Verdun (843). Ces luttes, par ailleurs, affaiblissent l'Empire aux yeux des Vikings et des Sarrasins, qui attaquent, les uns sur la Seine, en 841, les autres à Arles en 842. Ces luttes contribuèrent aussi à affaiblir l'Empire carolingien car chaque protagoniste dut s'assurer de la fidélité des comtes de ses territoires, leur concédant des domaines, ce qui remit en cause la fortune foncière de chacun des souverains. Comme chacun des protagonistes était déjà installé dans un cadre territorial -Lothaire en Italie, Louis le Germanique en Bavière et charle le Chauve en Aquitaine- le traité tend à confirmer cette partition et l'augmente de la préoccupation des clercs d'assurer à chaque partie de l'Empire les mêmes ressources, de la mer du Nord ou de la Baltique à la Méditerranée. Lothaire reçoit les territoires du centre de l'Empire carolingien (des actuels Pays-Bas à l'Italie et avec la Bourgogne et la Provence); Louis le Germanique prend la partie orientale, à l'Est du Rhin et au Nord et l'Est de l'Italie; Charles le Chauve reçoit l'Ouest, à l'Ouest du Rhône (la future France); Pépin II reçoit l'Aquitaine mais sous l'autorité de Charles. Ces trois parties de l'Empire reçoivent alors officiellement les noms de Francie médiane "Francia media"), Francie orientale ("Francia orientalis") et Francie occidentale ("Francia occidentalis"). Le traité, même s'il confère le titre impérial à Lothaire, marque cependant un recul par rapport à l'évolution qui avait eu lieu précédemment et qui tendait à dépasser les divisions des territoires pour garantir la suprématie effective de l'héritier détenant le titre impérial. Lothaire, en effet, bien que titulaire du titre impérial, n'a en aucun cas les moyens de l'exercer à l'encontre des deux autres ensembles de territoires sur lesquels règnent Louis et Charles. En 847, à Mersen, Lothaire s'efforça de limiter les systèmes d'allégeance et les germes de guerre civile en n'obligeant plus à l'ost que pour les guerres étrangères et en permettant aux hommes libres de librement prêter allégeance à un quelconque suzerain autre que les rois. Cette idée d'une division de l'Empire, finalement, s'opposait nettement aux efforts qu'avaient faits Charlemagne et Louis le Pieux de maintenir un Empire unifié. On attribue à Hincmar (806-882), l'archevêque de Reims les idées du Traité de Verdun. Ses idées étaient qu'une Chrétienté unie n'était pas liée à un Etat qui aurait une forme d'empire, quelque parfaite que fut cette forme, mais pouvait l'être à un certain nombre d'états, cependant liés entre eux au sein d'un corps plus puissant, la "grande République de la Chrétienté". Hincmar, de plus, était un fort partisan de Charles le Chauve -après l'avoir été de Louis le Pieux- souhaitant même que la Lorraine passe sous le contrôle du souverain de Francie occidentale. Il se pourrait que les idées d'Hincmar soient venues de Charles le Chauve même car il semble qu'une forme de tendance d'Hincmar à se rendre indépendant de Rome puisse être le signe que Rome n'était pas à l'origine de ces idées politiques. De plus, on doit noter que l'Eglise, dès le règne de Louis le Pieux, avait retrouvé sa prééminence et ses opinions étaient désormais que le Pape avait la suprématie spirituelle sur les souverains et que le "royaume de Dieu', dont Charlemagne avait revendiqué le gouvernement par le biais de l'Empire, devait maintenant se relier à l'Eglise seulement et sa tête. L'Eglise, malgré les désordres ultérieurs qui l'impliquèrent dans les luttes locales romaines, continua toujours de défendre l'idée d'unité. La disparition précoce de Lothaire va amener, en 855, au partage de son lot entre ses fils, dont l'un, Louis II, gardera le titre impérial. La coalition de Charles le Chauve et Louis le Germanique dépouilla leur neveu de son héritage et le traité de Mersen, en 870, partagea le nord des territoires de Lothaire entre eux (c'est de la mort de Lothaire Ier seulement que date le terme "Lotharingie", d'après les territoires attribués à l'un de ses fils, Lothaire). Louis II ne conserva que les territoires du Sud. Malgré le fait que Charles le Chauve, à la mort de Louis II en 875, se fit reconnaˆtre le titre impérial par le pape, à Rome, l'Empire continua d'être divisé plus avant, y compris au sein des différentes parties nées du traité de Verdun. Il semble cependant que l'idée d'Empire dura. Les souverains d'Allemagne, bien qu'à partir de 888, ne se rattachant plus à la lignée carolingienne, continuent de se réclamer de l'héritage de Charlemagne. Pour ce qui est de la logique territoriale du partage de Verdun, on voit émerger, entre 829 et 839, une logique, pour l'Ouest, qui prend en compte l'Aquitaine mais évolue, surtout, peu à peu, vers la Seine (tout en comptant encore la Provence ou la Septimanie). Ainsi, à partir du partage de Verdun, en 843, via deux réunions au palais de Mersen (847 et 851), tendent à apparaître les deux entités qui deviendront la France, d'une part et l'Allemagne d'autre part. Cela se fit surtout lors de la troisième réunion de Mersen, lorsque charles le Chauve et Louis le Germanique mirent fin à l'unité des territoires qui composaient la Lotharingie, l'ancien centre, finalement, de l'Empire

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Le dernier empereur carolingien avait été Charles le Gros, à la fin du IXème siècle alors que les duchés germains s'élevaient: la Franconie, la Saxe, la Lorraine, la Souabe et la Bavière, lesquelles devinrent ainsi de nouveau indépendantes des Francs. Conrad Ier, duc de Franconie, fut élu roi des Germains en 911, ce qui marque la fin de l'Empire carolingien à l'Est et la volonté des ducs ethniques de ne plus être gouverné par un souverain étranger. Le nouveau roi allait, pendant un temps, réussir à remettre les duchés de Germanie sous son contrôle. Vers 899, plus aucun Carolingien de la ligne originelle ne revendiqua l'Empire. Les identités ethniques et le refus de la centralisation l'avaient emporté sur l'ancienne volonté de Charlemagne de faire de l'Empire restauré un empire unifié. Henri Ier l'Oiseleur, un Saxon, surgit en Francie orientale et s'efforça de reprendre l'Etat et de lutter contre les Hongrois et les Danois. Il re-fonda l'Etat carolingien, donnant des terres d'Eglise à ses fidèles et recréant la Cour et la symbiose du politique, administratif et religieux (qui allait donner sous son successeur Otton Ier le système de la "Reichskirche", qui associait l'Eglise à l'administration impériale), l'augmentant du Drang nach Osten (mouvement de la culture germanique à l'encontre des Slaves) avec ses paysans-soldats et ses villes nouvelles aux confins slaves. En 919, il est reconnu roi des Teutons par la Diète de Fritzlar alors que son fils Otton Ier, en 936, se fait élire à Aix par les Grands des cinq ethnies de Germanie (Lorrains, Saxons, Franconiens, Souabes, Bavarois) et des "deux peuples" (Francs, Saxons) avec le soutien des archevêques de Mayence et de Cologne. Mais, surtout, la légimité de cette dynastie saxonne vient avec la victoire sur les envahisseurs hongrois au Lechfeld (955) et, en 962, du fait qu'il obtient la couronne impériale du pape Jean XII (955-964), la papauté, bien qu'elle soit au plus profond de son déclin, voyant dans les Ottons la restauration de l'Empire carolingien et le seul moyen de mettre un terme aux désordres en Italie donc aux menaces contre l'indépendance pontificale. La Germanie se relève vite des troubles du tournant du siècle. Les Ottoniens, cependant, rencontrent vite la puissance de Byzance qui est dans une phase d'essor et Otton II épousera une princesse grecque pour pacifier les relations. Cette rencontre renouvelée entre un empire d'Occident et Byzance va finalement donner l'utopie néfaste et syncrétiste d'Otton III (980-1002) qui, avec Gerbert, qui va devenir le pape Sylvestere II, rêve d'un nouvel Empire chrétien, cosmopolite, étendu à l'Orient, d'inspiration orientale, avec un empereur co-pape et le pape une sorte de patriarche de Constantinople. Les prétentions universelles du nouvel empire sont affirmés par les portraits impériaux: sous Otton II, les provinces de l'Empire des Ottons sont la Germanie, la France, l'Italie et l'Alémanie et, sous Otton III, la Sclavonie, la Germanie, la Gaule et Rome et les rêves d'Otton III se manifesteront dans l'iconographie qui entend renouer avec les apothéoses romaines. L'élévation des Ottoniens en Germanie est contemporaine du développement des Robertiens en Francie occidentale et les Ottoniens, d'une certaine façon tendent à y soutenir la légitimité des derniers Carolingiens. L' échec des rêves d'Otton III faisait, finalement, d'une Rome en renaissance, celle qui décidait de l'Empire. C'est sous Henri II (1002-1024) que l'Empire et la Reichskirche atteignent leur apogée lequel devait se terminer vers 1050 avec l'extinction de la dynastie ottonienne et les débuts des revendications théocratiques de la réforme grégorienne, le pape redéfinissant ses rapports avec l'Empire sur la base des efforts de Cluny en Allemagne. Sur le plan strict du pouvoir en Germanie, l'élection de Fritzlar y avait, finalement, instauré l'idée d'Etat, opposée à la conception patrimoniale de celui-ci, même si cet Etat, qui allait devenir le Saint-Empire romain de nation germanique, était surtout, bien que signe de l'unité fondamentale des peuples de Francie orientale, un équilibre entre pouvoir des Grands et pouvoir du roi. Le projet ottonien devait ses faiblesses au fait qu'il était surtout un projet idéologique, politique voire religieux contesté. La contestation vint de Cluny qui mène au refus de l'Eglise d'accepter la tutelle du pouvoir temporel. Les Ottons étaient interpénétration du temporel et du spirituel et les peuples de l'Empire, cependant, eurent longtemps la nostalgie de cette grandeur

Le pape avait transféré l'Empire carolingien, en 962, aux Ottoniens, qui constituèrent le "Second Empire allemand" qui allait durer jusqu'en 1806. Il devint très vite la partie la plus prospère et la plus puissante politiquement d'Europe. Ce nouvel empire commença d'avancer vers l'Est, initiant un long processus de colonisation des terres slaves. Mais, à la différence de la France ou de l'Angleterre, le Saint Empire de Nation Germanique ne réussit jamais vraiment à instituer un pouvoir central sur sa multitude d'entités; aucun des empereurs ne fut suffisamment puissant pour contrôler l'empire pendant une période prolongée à l'encontre du particularisme allemand et le Saint Empire demeura non-héréditaire mais il resta électif; de plus l'Empire s'impliquait en Italie. Le particularisme allemand résultait vraisemblablement des anciens duchés territoriaux lesquels renvoyaient eux-mêmes aux anciens groupes tribaux germaniques

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Website Manager: G. Guichard, site Learning and Knowledge In the Carolingian Times / Erudition et savoir à l'époque carolingienne, http://schoolsempire.6te.net. Page Editor: G. Guichard. last edited: 3/7/2016. contact us at geguicha@outlook.com