logo du site et lien-retour vers la home page française flèche retour Erudition et savoir à l'époque carolingienne
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L'enrôlement du clergé

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Le projet carolingien sur l'enseignement était un projet global : l'Ecole Palatine au sommet, des écoles monastiques et cathédrales dans tout le royaume puis l'Empire, des écoles de paroisse et de village, enfin, accessibles à la population. Ainsi, du sommet du royaume aux villages et aux villes, tout le monde était invité à participer à l'effort d'éducation. Ce projet global fut défini par une série de décisions des années 787-789. Le clergé devenait l'allié naturel de Charlemagne dans la mesure où, depuis la fin de l'Antiquité, l'Eglise avait pris en charge l'éducation dans le monde occidental. Dans le capitulaire de 787, le roi faisait état qu'il avait constaté que les lettres reçues des monastères à la cour contenaient des idées justes mais que celles-ci étaient exprimées d'une façon qui ne l'était pas. Cela l'amenait à à craindre que l'étude des Ecritures n'en souffrit. Aussi, tous les évêques et les abbés du royaume devaient veiller à ce qu'une forme fondamentale d'enseignement soit dispensée dans leurs ressorts. De telles mesures furent réaffirmées lors du concile d'Aix-la-Chapelle de 789, ouvrant la voie à la création d'une école par diocèse et par abbaye. Les clercs séculiers et réguliers, à peine de sanctions, devaient être capables de lire et écrire et posséder les connaissances suffisantes pour accomplir intelligemment leur tâches d'Eglise. Un clergé mieux instruit devait rendre l'Eglise plus efficace. Mais ce clergé mieux instruit devenait aussi un agent de la réforme carolingienne. C'est ainsi que d'autres capitulaires ordonnèrent aux monastères et aux abbayes d'entretenir une école qui serait ouverte non seulement aux candidats aux ordres et aux enfants de la noblesse mais où seraient également admis les enfants des villages. Le système continua à se développer et, en 802, il fut décidé que, dans les villes et les villages, les prêtres devaient organiser une école élémentaire pour dispenser les rudiments. Vers le milieu du IXème siècle, au moins formellement, un système hiérarchique d'enseignement était établi dans l'Empire franc

C'est de cette manière que, peu de temps après que l'Ecole Palatine ait été réformée, des écoles se répandirent, dispensant la nouvelle façon d'enseigner qui s'était développée à la cour. Le résau des écoles rurales et des paroisses urbaines assuraient un enseignement minimal aux peuples. Celui des écoles des monastères et des évêchés permettait la formation des clercs mais aussi des fonctionnaires de la monarchie: maîtriser la grammaire et le calcul devenait un minimum, permettant aux représentants du monarque de lire les ordres de celui-ci, de lui faire des rapports et de gérer les biens et les revenus. Enfin, un niveau au-dessus, certaines de ces écoles dispensaient un enseignement de très haut niveau -on dirait aujourd'hui de niveau universitaire- formant l'élite: ainsi Corbie, Metz, Tours, Ferrières et, bien sûr, l'Ecole palatine. Fulda et Raban Maur furent les premiers agents de cette diffusion. Les écoles de Solenhofen, Celle, Hirsfeld, Petersburg, Reichenau et St Gall retrouvèrent une nouvelle vigueur. Le mouvement se poursuivit et d'autres écoles subirent à leur tour la renaissance carolingienne : Rheinau; en Italie du nord, Pavie et Bobbio, entre autres; Reims, Auxerre, Laon et Chartres en France même; Utrecht, Liège et St Laurent aux Pays-Bas

D'un autre côté, un tel effort d'enseignement ne pouvait pas déplaire à l'Eglise. Depuis les temps les plus anciens elle avait autorisé les laïcs à ses écoles. Et elle avait toujours été soucieuse de procurer aux fidèles un enseignement des matières profanes respectant les doctrines de l'Eglise

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